Prévention et lutte contre l’illettrisme

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# INNOVATION PUBLIQUE

Prévention et lutte contre l’illettrisme

Prévention et lutte contre l'illettrisme

Le Plan régional 2019-2022 de prévention et de lutte contre l’illettrisme est en cours d’élaboration.
La mission Prévention et lutte contre l’illettrisme en Auvergne-Rhône-Alpes, accompagnée par le Lab @RCHIPEL, a décidé de s’appuyer sur une contribution supplémentaire pour le construire :  l’avis des apprenants.

L’histoire du projet

Le Plan régional 2019-2022 de prévention et de lutte contre l’illettrisme est en cours d’élaboration sur la base d’une démarche participative, fondée sur quatre types de contributions : un bilan du précédent plan (2013-2016), des rencontres dans les territoires, un comité de pilotage régional, et les politiques publiques menées en région (Contrat de plan régional de développement des formations et de l’orientation professionnelle, Plan d’investissement dans les compétences,…)

# Objectif / Mieux comprendre les difficultés rencontrées par les personnes en situation d’illettrisme pour apporter des réponses adaptées

Afin de coller au plus près des besoins du terrain, la mission de prévention et de lutte contre l’illettrisme a décidé de s’appuyer sur une cinquième contribution : l’avis des apprenants. En s’inspirant des techniques du design de service qui donnent la priorité au point de vue de l’usager, la mission, accompagnée par le Lab, a donc organisé en octobre 2018 un atelier de réflexion collective sous forme de sprint créatif.


# Méthode / Sprint créatif avec les apprenants et les accompagnants

Une vingtaine de personnes ont participé à cette session. Parmi elles, huit personnes ayant suivi des parcours de formation, des formateurs, des responsables de centres ressource illettrisme, un directeur de recherche universitaire spécialiste de l’illettrisme, l’Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme et une consultante.
Un facilitateur graphique et un stagiaire en design de service les ont accompagnées pour favoriser les échanges et capitaliser les productions.

Phase 1 : observer et comprendre les utilisateurs

La première phase d’observation a permis de mieux comprendre les difficultés rencontrées par les personnes en situation d’illettrisme grâce à leurs témoignages et à l’avis des professionnels qui les accompagnent.
Suite à ces échanges, trois points particuliers ont été retenus pour être approfondis :

  • La formation et l’organisation pédagogique,
  • l’accès à la formation an tant que salarié,
  • l’accueil aux guichets des administrations.

 

Les freins et les aides sur le parcoursidentifiés par les apprenantsLes freins et les aides sur le parcoursidentifiés par les accompagnants

Phase 2 : concevoir une solution

Au cours de la seconde phase, les participants ont défini de manière accélérée des dispositifs ou des modes d’organisation susceptibles de répondre aux difficultés essentielles exprimées.

La formation et l’organisation pédagogiqueRédiger des préconisations sur les méthodologies pédagogiquesL’accès à la formation en tant que salariéChanger de regard et briser les tabousUn accueil aux guichets plus adaptéRepenser un accueil qui s’adapte aux besoins des usagers

# Résultats / 3 projets

Projet n°1 : Rédiger des préconisations sur les méthodologies pédagogiques des formations proposées

  • Proposer un premier entretien individuel,
  • Laisser le choix entre une formation individuelle ou collective,
  • Organiser la formation avec des contenus adaptés, un rythme variable, en lien avec les situations
    professionnelles, avec des activités « plaisir » et des situations pédagogiques variées,
  • Valoriser la formation avec une attestation, un diplôme, une certification.

Projet n°2 : Briser le tabou de l’illettrisme dans l’emploi

Communiquer différemment sur ce thème pour changer de regard et briser ce tabou. Oser en parler, c’est libérer la personne et c’est pouvoir développer son entreprise.

« C’est une chance de savoir lire et écrire. Pensez à ceux qui ne le savent pas. »

Projet n°3 : Un accueil au guichet plus adapté 

Sur le modèle des expérimentations de la Caisse d’allocations familiales, repenser un accueil qui s’adapte aux besoins des usagers : 

  • Ne pas avoir besoin d’expliquer chaque fois ses difficulté avec l’écrit, mais que cela soit mentionné dans leur dossier, afin que les accueillants s’adaptent à leur situation (les professionnels présents ont réagi, craignant une stigmatisation voire une discrimination, mais cette solution reste attendue par les personnes concernées.)

Les partenaires du projet





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